Trouve son origine dans le comportement du travailleur le licenciement motivé par la tenue de propos qui excèdent manifestement ce qui peut être considéré comme étant l’exercice légitime du droit de critique d’un travailleur, en ce qu’il s’agit d’accusations graves qui s’avèreront non établies, formulées qui plus est avec outrance. Un tel manque d’égard envers un supérieur hiérarchique étant de nature à saper son autorité, il ne peut être considéré que ce licenciement n’aurait jamais été décidé par un employeur normal et raisonnable, de sorte qu’il ne peut être qualifié de manifestement déraisonnable ou abusif.
Un employeur normal et raisonnable peut estimer, sans commettre d’abus, qu’il s’impose de licencier un membre de son personnel qui manque d’égards envers son supérieur hiérarchique en proférant des insultes à son adresse et en le bousculant, ce même s’il a légitimement pu ressentir un sentiment d’injustice à l’occasion d’une remarque que l’intéressé lui avait adressée sans fondement avéré.