Dès lors qu’un élément est identifié, il ne peut être exclu sous prétexte qu’il n’existe aucune origine violente, aucune circonstance particulière expliquant la survenance de la lésion (agression, glissade, chute, effort anormal, réaction brusque, …).
L’événement soudain peut résider dans l’action de la victime, il peut également s’agir d’un fait, d’une circonstance que subit la victime directement, ou d’un fait ou circonstance dont elle a été témoin ou même de ceux qui ont pu être ressentis par elle alors qu’elle n’a été ni impliquée ni témoin.
Constitue un événement soudain la manœuvre d’un lourd chariot de travail effectuée dans un couloir et entre des portes étroites pour le remiser, ceci exigeant notamment de le soulever, la travailleuse s’étant tordu la cheville droite et ayant perçu un claquement à celle-ci. L’événement soudain peut être épinglé avec suffisamment de précision et est identifié dans le temps et dans l’espace.
Dès lors qu’un élément est identifié, il ne peut être exclu sous prétexte qu’il n’existe aucune origine violente, aucune circonstance particulière expliquant la survenance de la lésion (agression, glissade,…). Ce débat relève du lien causal : la cause des lésions est à examiner sur le plan du renversement de la présomption et non en amont au regard des circonstances anormales de la prestation de travail.