Terralaboris asbl

Question préjudicielle


C. trav.


Trib. trav.


Documents joints :

C. trav.


  • (Décision commentée)
    En vertu de l’article 74, al. 2, de la loi relative aux accidents du travail, toute question se posant devant le juge répressif au sujet de l’interprétation de la loi doit être tranchée par la juridiction du travail, le dossier devant lui être renvoyé.
    L’étendue de la chose jugée au pénal ne peut porter sur l’existence d’un contrat de travail, qui devra être vérifiée par les juridictions sociales.

  • Pas de compétence des juridictions du travail pour répondre à la question préjudicielle de l’article 74 de la loi sur les accidents du travail si celle-ci n’est pas posée par une juridiction répressive - même solution dans le secteur public

Trib. trav.


  • (Décision commentée)
    L’article 74, alinéa 2, de la loi du 10 avril 1971 ne vise pas uniquement les questions relatives à l’existence de l’accident ou à ses éléments constitutifs, mais toute question qui se pose quant à l’interprétation de la loi elle-même. Si le juge correctionnel est saisi d’une contestation relative au champ d’application de la loi – ainsi quant à l’existence d’un lien de subordination –, il doit saisir le tribunal du travail et poser cette question préjudicielle. A défaut, la décision du juge pénal est sur ce point dépourvue de l’autorité de la chose jugée. Le tribunal conclut sur la question que l’étendue de la chose jugée se limite à ce qui a été certainement et nécessairement jugé par le juge pénal relativement aux faits mis à charge du prévenu, qui sont des préventions pouvant être imputées sans que soit pour autant constatée l’existence d’un contrat de travail.


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